Emile Bertrand – Autoportrait symbolique

Émile Bernard (1868-1941)
Autoportrait symbolique – 1891 (détail)
Huile sur toile
H. 81 ; L. 60,5 cm. Paris, musée d’Orsay

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De 1886 à 1941, Emile Bernard peignit une série d’autoportraits reflets de l’évolution de son style et des crises profondes qu’il traversa sur le plan artistique et personnel.

Commentaire de l’œuvre, musée d’Orsay

Émile Bernard : portrait par Corinne Amarn, fondation La Poste

L’exposition  Autoportraits du musée d’Orsay  se tient jusqu’au 2 octobre au musée des beaux-arts de Quimper. Elle présente des œuvres qui abordent des  courants de la peinture contemporaine (romantisme, réalisme, impressionnisme, cloisonnisme, nabisme, naturalisme ou encore symbolisme).

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Quimper : « autoportraits du musée d’Orsay »

L’exposition  Autoportraits du musée d’Orsay  se tient jusqu’au 2 octobre au musée des beaux-arts de Quimper. Elle présente des œuvres qui abordent des  courants de la peinture contemporaine (romantisme, réalisme, impressionnisme, cloisonnisme, nabisme, naturalisme ou encore symbolisme).

La question de l’autoportrait

 » Exercice d’introspection, l’autoportrait met en jeu depuis la Renaissance la vision de l’artiste par lui-même. Au-delà de sa propre image et de l’utilisation de son visage comme modèle premier, le peintre s’interroge sur son art et sa place dans la société.
Au XIXe siècle, période de bouleversements esthétiques et de rejet de l’académisme, l’autoportrait fait parfois office de manifeste et permet de revendiquer une manière de peindre ou un positionnement à l’égard de la tradition. Certains peintres comme Courbet mettent en avant l’image de l’artiste dans son atelier et affirment par ce biais la reconnaissance de leurs œuvres. D’autres, comme Carpeaux, Redon, Gauguin ou Cézanne mêlent subtilement quête picturale et observation psychologique.
La seconde moitié du XIXe siècle est marquée par l’essor des sciences humaines et la découverte progressive de la psychologie : à des jeux de mise en scène, succèdent de véritables introspections. Leur profondeur trouve un aboutissement dans des démarches comme celle de Van Gogh qui livre à travers les représentations successives de lui-même un véritable récit autobiographique. Au-delà de la dimension sociale déterminante pour le réalisme, une plus grande subjectivité se fait jour, questionnant l’ambiguïté ente le « je » de l’artiste se livrant à l’exercice de l’autoportrait et sa personnalité propre. » (extrait du Journal de l’exposition)

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> Présentation de l’exposition au musée de Quimper.

> Le dépliant de l’exposition : la programmation (pdf)

> Le dépliant du contenu de visite de l’exposition (pdf)

Catalogue d’exposition: Autoportraits. Chefs d’œuvre de la collection du musée d’Orsay
Musée d’Orsay / Flammarion – 25 €